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Ribatejo: à la découverte des provinces

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Ribatejo: à la découverte des provinces

Et voilà sur le point de quitter Leiria. C'est qu'aujourd'hui, je pars plus au sud, en direction d'Evora, à 200 kilomètres de là. J'ai prévu de m'arrêter sur le chemin pour visiter Santarém, située dans le Ribatejo. Occupant une colline le long du Tage, cette ville s'appela d'abord Scalabis du temps des Romains. Puis devint une importante cité-forteresse durant les guerres entre les Maures et les Chrétiens pour être finalement reprise par ces derniers en 1147. Les automobilistes portugais sont toujours aussi fous sur la route, et l'état de la chaussée par endroits n'aide pas aux déplacements.

Par contre, j'étais loin de me douter que ce jour était mal choisi pour visiter l'endroit: Si vous voulez découvrir Santarém, n'y allez surtout pas les lundi et mardi. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi mais la majorité des musées et monuments sont fermés. Ca doit être une coutume locale...Je me contenterai donc d'une courte promenade dans les petites rues d'une cité qui a du voir passer du monde depuis son existence: Depuis l'arrivée de Dom Afonso Henriques (dont on voit sa statue dans le jardin Portas do Sol) dans cette ville, le 15 mars 1147, Santarém a toujours été présente dans les principaux moments de l'histoire du Portugal. Des princes y sont nés, des rois y ont vécu et les cours du royaume s'y sont même parfois réunies. Des batailles s'y sont déroulées, monastères, temples et palais parmi les plus beaux du pays s'y sont construits.

Il me suffit de me rendre au jardin Portas do Sol, qui semble être la grande fierté des habitants, pour découvrir la vue splendide sur le Tage. A perte de vue, je découvre les immenses plaines du Leziria, qui ont toujours été liées à l'image du campino (ce personnage typique du Ribatejo associé à l'élevage des taureaux). Ici, on vit surtout de l'agriculture et de l'élevage des chevaux et des taureaux (deux symboles de la région). On trouve aussi le long du fleuve une AOC appelée Ribatejo: Ce vignoble situé dans le centre-ouest du pays produit des vins rouges, rosés, mousseux mais aussi des vins liquoreux. Devant reprendre la route, j'éviterai de boire de l'alcool et me contenterai de déguster un délicieux ragoût d'agneau dans un restaurant de la région.

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Les rues étroites et sinueuses de Santarém peuvent surprendre. La circulation des voitures aussi. Je n'y ai pas rencontré de voies piétonnes et ai du sans cesse me coller le long des murs pour laisser passer «les chars romains ». L'office du tourisme m'avait conseillé un certain nombre de lieux (dont pas mal d'églises) à parcourir lors de mon court séjour.

Je passe ainsi devant l'église de la Miséricorde, construite au milieu du XV ème et de style Renaissance tardif, dont je peux admirer les hautes colonnes toscanes décorées avec des éléments grotesques qui ornent l'intérieur de l'église. L'entrée est libre et il faut se rendre jusqu'à l'autel puis visiter à gauche (le petit musée d'art sacré) et à droite (la sacristie avec ses habits sacerdotaux) pour profiter pleinement des lieux. Sa façade, elle, évoque des influences baroques depuis sa restauration suite au tremblement de terre de 1755.

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Je marche toujours dans cette rue du 1er décembre et parviens au bout de quelques minutes sur une place où se trouve l'église do Marvila, fermée aujourd'hui. La cathédrale de l'azulejo des années 1600 fut érigée au début du XII ème siècle puis réédifiée au XVI ème et offre à l'intérieur des panneaux de carreaux de faïence du XVII ème siècle (d'où son nom de cathédrale de la faïence du XVII ème). Une maison m'attire l'œil à cause de sa façade . A deux minutes, voici la Tour des Cabaças et le Musée archéologique du Temps. Cette tour fortifiée fut, dit-on, transformée en tour de l'horloge durant le XV ème siècle. D'où la présence du musée dédié à l'évocation et à l'interprétation du temps par l'homme.

Je pousse ensuite jusqu'au jardin Porta do Sol, considéré comme le plus beau belvédère de la ville. Ce jardin fut bâti à l'emplacement de l'ancienne citadelle de Santarém de laquelle subsiste encore une partie de la muraille ainsi que la Porte du soleil. La fondation de Santarém remonte à la mythologie gréco-romaine et chrétienne, ses origines mythiques se retrouvant dans les noms d'Hobis et d'Irène. Les premiers vestiges témoignant de l'occupation humaine remontent au VIII ème siècle.

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La population locale aurait collaboré avec l'occupant romain lors de leur arrivée en 138. La cité devint à cette époque l'un des principaux entrepôts commerciaux du Tage moyen et l'un des plus importants centres d'administration de la province lusitanienne. Au cours des quatre siècles d'occupation islamique, la ville eut un rôle militaire stratégique puis culturel et artistique, grâce à la présence de quelques prêtres et troubadours du monde arabe.

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Le roi Afonso VI de Leon concéda à la cité une première charte en 1095. La ville fut reconquise en 1147, ce qui donna lieu à l'attribution d'une deuxième charte en 1179. Les XIV ème et XV ème siècles offriront une ambiance palatine à Santarém. De nombreux troubadours et ménestrels traverseront la cité mais le séisme de 1755 détruira une importante partie du patrimoine de la ville. Les invasions françaises et la Guerre péninsulaire viendront se rajouter aux premiers malheurs. Et le patrimoine sera souvent mis à sac par l'occupant.

Sur les conseils de l'office de tourisme, je me rends à l'église do Santissimo Milagre. Reconstruite au XVI ème siècle, son intérieur est un espace de style Renaissance. La chapelle principale contient le tabernacle avec les reliques de Saint Miracle (XIII ème). La Cathédrale offre une jolie façade. Dommage qu'elle soit elle aussi fermée!

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Alpiarça n'est situé qu'à une dizaine de kilomètres de Santarém. Cette agréable bourgade de la plaine de la Leziria est renommée pour ses élevages de chevaux. A sa lisière sud, se trouve une splendide demeure, la Casa Museu dos Patudos, au milieu des vignes.  Cette maison est l'ancienne résidence de José Relvas, qui fut grand amateur d'art mais aussidiplomate et homme politique. Il occupa d'ailleurs brièvement le poste de Premier ministre.

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La maison aux murs blanchis à la chaux et dominée par une flèche fut construite par Raul Lino entre 1905 et 1909. La loggia à colonnes, desservie par un escalier extérieur, est ornée d'azulejos colorés. Dans les jardins autour du musée, on peut aussi admirer quelques belles œuvres en bronze de Teixeira de Lopes, des panneaux d'azulejos des XVII ème et XVIII ème siècles et une niche en pierre sculptée (XVI ème) du tombeau de Dom Aleixo de Meneses, qui provient du Couvent de Saint Antoine de Chamusca.

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Je suis accompagné pour la visite par Anna, notre merveilleuse guide et Monsieur le directeur du musée (qui est désormais propriété de la ville d'Alpiarça). Le rez-de-chaussée est constitué par deux vestibules et deux salles, une dédiée à Carlos Relvas, puis l'autre, la Salle de l'Art sacré. On y trouve du mobilier des XVII ème et XVIII ème siècles. Les murs du grand vestibule sont garnis d'azulejos qui furent peints par Jorge Pinto entre 1905 et 1906. La Salle Carlos Relvas est dédiée au père de José Relvas, à la fois artiste et cavalier.

Dans la salle de l'Art sacré, se trouvent plusieurs peintures religieuses portugaises et espagnoles des XVII ème et XVIII ème siècles. Le premier étage débute par les pièces familiales. On trouve notamment un magnifique tapis en soie d'Arraiolos, pièce unique datant de 1761. La salle de la musique expose des peintures thématiques des écoles espagnole, italienne et hollandaise. La salle des Colonnes présente quelques exemples d'arts décoratifs avec entre autres, mobilier, porcelaines, tapis d'Aubusson et portraits. On retrouve dans la salle de Saint François des panneaux d'azulejos qui illustrent la vie du Saint.

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Cette promenade est un ravissement pour les yeux tant il y a d'objets précieux. José Relvas, grand amateur d'art, avait profité de ses fonctions de diplomate et de ses séjours à l'étranger (surtout en Espagne) pour rassembler un nombre impressionnant d'œuvres qui se trouvent aujourd'hui ici rassemblées pour notre plus grand plaisir. Les chambres de la famille, dont celle de José Relvas, occupent le troisième étage de la maison. Plusieurs objets personnels s'y trouvent dont des peintures portugaises des XIX ème et XX ème siècles.

On peut aussi admirer durant cette visite les salles à manger dont celle-ci qui possède un plafond style caisse et de superbes azulejos du XVIII ème, récupérés par José Relvas lors de la démolition d'un ancien couvent. Ce double musée (un musée d'art mais aussi un musée monographique exemplaire et représentatif de la figure de son fondateur, José Relvas) est un agréable moment d'art et d'histoire, d'autant plus que José Relvas fut un personnage marquant de la vie politique et diplomatique portugaise de la période de la première république, en tant que ministre, diplomate et grand homme de la culture.

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Doué d'un esprit supérieur et d'une sensibilité artistique raffinée, il fut aussi un violoniste accompli qui participa à plusieurs concerts au Colisée Royal de Lisbonne et aux soirées musicales qu'il organisait chez lui, à Patudos. C'est en 1882, que José Relvas prendra la direction de la maison agricole de ses parents (son père fut le précurseur de la photographie au Portugal).

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Dix ans plus tard, il sera reconnu comme un viticulteur talentueux. L'ensemble de la collection d'œuvres d'art ici rassemblées révèle une culture artistique inégalable et singulière dans l'esprit de son temps et offre l'un des meilleurs musées municipaux du pays. A découvrir!

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INFOS PRATIQUES:

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  • Office du tourisme, rua Capelo Ivens, 63 à Santarém. Tel: (351) 243 304 437. Ouvert tous les jours de 10h00 à 14h00 et de 15h00 à 19h00. Site internet: http://www.cm-santarem.pt/Paginas/Default.aspx
  • Tour des Cabaças: Pour la visiter, s'adresser aux services techniques de la mairie au 243 377 290 ( en semaine) ou au 243 357 288 ( le weekend).
  • Jardin Porta do sol, ouvert de 9h00 à 20h00 (en hiver) et de 9h00 à 23h00 (en été)
  • Restaurant Portal da Vila, Rua José Relvas, 220 à Alpiarça. Tel: (351) 243 557 476. Délicieuse cuisine locale à prix doux. Accueil agréable.
  • Casa Museu dos Patudos, à Alpiarça. Tel: (351) 243 558 321. Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 ( en hiver) , jusqu'à 18h30 (en été). Entrée: 2,50€. Visites assurées en français,italien,anglais,espagnol,portugais et allemand.

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Amália, the Queen of Fado

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Amália, the Queen of Fado

 

Amália da Piedade Rodrigues, (July 23, 1920 – October 6, 1999), known as Amália Rodrigues (Portuguese pronunciation: was a Portuguese singer and actress. She was known as the Rainha do Fado ("Queen of Fado") and was most influential in popularizing the fado worldwide. She was one of the most important figures in the genre's development, and enjoyed a 50-year recording and stage career. Amália' performances and choice of repertoire pushed fado's boundaries and helped redefine it and reconfigure it for her and subsequent generations. In effect, Amália wrote the rulebook on what fado could be and on how a female fadista — or fado singer — should perform it, to the extent that she remains an unsurpassable model and an unending source of repertoire for all those who came afterwards. Amália enjoyed an extensive international career between the 1950s and the 1970s, although in an era where such efforts were not as easily quantified as today. She was the main inspiration to other well-known international fado and popular music artists such as Madredeus, Dulce Pontes, and Mariza.

Source: wikipedia.org

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Fado, the soul of Portuguese culture

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Fado, the soul of Portuguese culture

It is  unlikely that you are able to undertand Fado just by reading about it. Fado is a song that touches the deepest corners of Portuguese souls, so to really apreciate and learn about the ways of Portuguese souls you need to find a confortable chair, relax with a glass of red wine and with your eyes close, listen with your heart this anciant melody.

Carminho belongs to the new generation of Fado singers, her style and tone is in my opinion very similar to the Queen of Fado, Amália, but brings a new enchantment to this world intangible heritage

It is impossible not to have a view on Fado.  People either love it or hate it. The subject raises as much passion as the genre itself. 

The possible origins of fado include: Arabic from the population remaining in the Mourarias after the Christian reconquest in 1147; Afro-Brazilian from the mixture of the modinhas (soft romantic music of the Portuguese elite in Brazil) and the lundum (Angolan) which came to Portugal with the returning Royal family in the 1820s; maritime from the sailors returning to Lisbon after their voyages of discovery who may have sung sea-songs of nostalgia for Lisbon; medieval from the troubadours with their romantic poetry; 16th century from the narrative singing of the C16 romanceros.  

Other theories suggest a connexion with the Afro-American blues; or a gypsy element from Andalucia; or because the Jewish community was present in Lisbon for years after their forced conversion of 1497, it could be that their secret suffering contributed to the saudade of Fado.  

Fado comes from the Latin fatum meaning fate.  Fate describes the individual’s future and fado bemoans the unchangeable nature of the individual’s destiny and the unforgiving and unchanging nature of the lottery of life.   

The songs are urban folk songs from four of the poorest districts of Lisbon: Alfama, Bairro Alto, Madragoa and Mouraria. 

Saudade, which has a multiplicity of meanings such as longing, yearning, regrets, homesickness, memories, is the essence of Fado.  

Fado is sung by male or female fadistas with a traditional accompaniment of a melody line from the guitarra portuguesa and the rhythm is provided by the acoustic guitar, which the Portuguese call viola. Sometimes a double bass adds extra bass to the rhythm.  

First recognised in Lisbon in the 1820s, Fado o riginated in the taverns and brothels and the first famous exponent was Maria Severa. Her fame rests on a play of 1901 by Júlio Dantas (later made into the first Portuguese talkie A Severa in 1931).  From about 1870, the Teatro de Revista began to incorporate Fado songs and soon no production was complete without fado.  

Many Fados are about the city of Lisbon and the city is likened to a girl who is always beautiful and elegant.  It is likely that of all the cities in the world, Paris and Buenos Aires included, Lisbon is the city which is the subject of most songs.  

In the 1890s, Fado de Coimbra appeared. Sometimes this form is referred to as canção de Coimbra because it does not belong to the Lisbon tradition of Fado. It is usually sung by male students or graduates in the street (preferably on the steps of the Old Cathedral) and is firmly identified with the University of Coimbra, and the performers are always in the black capes which the students wear. 

Lisbon Fado is usually sung by only one person.  A woman fadista normally wears a black shawl over her dress signifying mourning for the first fadista, Maria Severa.  Men used to dress in suits but now a black polo sweater or an open necked shirt is accepted.  

There are different types of Fado:  menor is sad, slow and melancholic and is sung in a minor key; Mouraria is nostalgic but in a major key and faster; corrido has cheerful and upbeat music but the words do not necessarily reflect that mood; bailado is danceable.  

Fado canção or fado musicado is more commercial and appeared in the 1930s with Amália Rodrigues, its greatest exponent.  Fado castiço is the original type of fado and considered the best by the aficionados.  It is accompanied by the guitarra portuguesa and viola only.  

Fado à desgarrada and Fado vadio are different from the professional Fado found in Casas de Fado.  In these formats, amateurs take turns to sing their emotions.  A Portuguese friend tells me that the only proper form is Fado vadio; the rest is just for show.

Because fado was tightly controlled by the Salazar regime, some Portuguese have an ambivalent attitude towards it and its most famous exponent Amália Rodrigues.  It was announced by Salazar that he would give the Portuguese three ‘Fs’ to be proud of - fado, Fátima and football.  And so, perhaps in spite of themselves, both Eusébio and Amália Rodrigues became apologists for the regime. 

After the 1974 revolution, Fado became less popular and it was not until the late 1980s that younger artists have realised that fado is greater than the history of the dictatorship. 

Traditionally, most fadistas came from Lisbon but over the last 100 years, Lisbon Fado has lost its connexions with Lisbon, bullfighting, the nobility, saudade and Fado menor.  It is becoming an international genre scarcely distinguishable from other song types.  

Perhaps the recent recognition by UNESCO of fado as part of Portugal’s intangible cultural heritage will encourage a return to its roo ts. 

Text source: Algarve Resident

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The Garb al-Andalus

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The Garb al-Andalus

The Garb al-Andalus was the name given to the west of the Muslim Iberian Peninsula, which covered the centre and south of Portugal and also the extreme west of Spanish Estremadura and Andalusia. Portugal is a mystery of cultures, a Catholic country without a doubt and a very devoted one. But the old continent was the cradle of many civilizations way before the crusades conquered Europe. In the year 710 the Muslims entered in the Iberian Peninsula and one year later Cordoba and Toledo fell. It was only 800 years later that the last breath of the Muslin Empire in this peninsula was taken.

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As I know you are passionate about Portugal, otherwise you wouldn’t be considering buying a home and maybe retire here to live under this splendid sun, I thought of sharing with you just a glance of the Arab heritage in the country. The Muslins left a strong presence in some Portuguese cities and as I know that sooner or later you will visit the cities in your process of getting to know us better, you will probably recall this article and look at the view with a different perspective.

The cities of Garb al-Andalus developed notably under Arab domain. They didn’t have a scorched earth policy, and often concede broad administrative autonomy in return for the recognition of the authority of the Caliph and the payment of taxes. The introduction of new products and goods brought about not only by sophisticated techniques in the areas of agriculture, science and handicrafts, but also by the silk and spices route revitalizing old cities that where fallen in to decadence, making them prosper. Muslim geographers describe the cities of Garb in glowing terms, boasting of their natural riches and the beauty and qualities of their inhabitants

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Beja (Baja) is probably the most important Arab city in Portugal, as it was the home of very illustrious intellectuals like the theologian Sulayman Ibn Khalaf al-Baji, the poet king al-Mu’tamid or the historian Ibn Sahib al-Sala, but also has the foremost of a region rich in cattle, olive oil, honey and other fruits of the heart.

Alcácer do Sal (Al-Qasr Abu Danis or Al-Qasr al-Fath) they say, had the advantage of its pine forest from where wood was taken for naval construction. For this reason, its shipyards and arsenals where famed.

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Lisbon (Lishbuna) is referred to as an important port, its city walls having many gates. The most important was the west gate (Bad al-Garb) near Aljama Mosque, on the site of the present cathedral. This gate was adorned with monumental marble arches and columns. It was, even then, a city of sailors and alfama was famous for its hot springs and baths. The Saga of the Adventures  took place here, the story tells of eight cousin-brothers who went off in search of the mythical Enchanted Islands and reached the Canary Islands before landing in Morocco. It is a true story, the precursor of the Atlantic navigations of the Portuguese. The best –known poet of the Lisbon region was Abu Zayd ibn Muqana.

Santarém (Shantarin), home of the great poet Ibn Sara and of the noted historian and literary commentator Ibn Bassam, is portrayed as an important agricultural town, living on the abundant harvest of wheat from the Tagus plains and the breeding of horses.

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Sintra (Shintara), probably the birthplace of the poet-mystic bakr Ibn Dawudal-Marwani al-Shantarini has two castles attributed to it. All indications point to these being the forticications today known as the Castelo dos Mouros and the Palácio da Vila, which would have been the governosrs palace. It was praised for its apples (hence Praia das Maças – Apple beach).

Coimbra (Qulumriya) is credited with an unconquerable castle on the banks of the Mondego (Mundik), which after flooding proved to provide excellent soil for abundant harvests. The riverside plains produce olives, apples, grapes and cherries. The Mozarab culture around the Lorvão Convent was prosperous.

Mértola (Mirtula) was important for its strategic position as the strong castle dominated the landscape of the Guadiana river (Wadi Ana), an important access route to the interior and to the sea. It was the birthplace of the poet Sufi AbuÍmran al-Mirtuli. At an early stage the centre of the ephemeral reign of the poet and notable Sufi master Ahmad Ibn Qasi was based here. In Mértola, there is the only relatively intact Portuguese mosque from the Arab period, although altered as a church. 

Évora (Yabura) described in Arab sources as an important city was, however, presented as dependent variously on Beja and Badajoz. It had beautiful estates outside the town, backing on the to the castle walls. One of its many illustrious sons was the poet and notable scholar Ibn’Abdun.

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Finally, Silves (Shilb) is the object of the most praise from the Arab historians and geographers, both for the beauty of its architecture and landscape and for the prosperity and culture of its people. In the castle was famous the Palácio das Varandas (Qasr Al-Sharajib), which existed inside it, was no less so. The river Arade, which the city is built on, was then navigable for a long extent and, along its course, there where watermills and shipyards for naval construction. If its markets where famous, no less where the poetic vain and the purity of the Arabic language of the inhabitants mainly of Yemeni origin.

These prosperous cities with fertile soils, strategic positions or riverside used their fortune and intellectual abilities to enrich the culture and footprint in the territory. Take a ride through these towns and explore ancient churches and take closer look to details – you will find 800 years of history that bring an exotic singularity to the scenery and an enchantment to handcrafts goods.

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Traditional properties in the Algarve are very representative of the Arab culture, their white walls, flat roofs and round shimmies are Algarve’s postcard and the culture brand of this coastal territory.

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